LU POUR VOUS

N°3 - septembre 2020

Mains libres N°3 - septembre 2020

LU POUR VOUS

Je bouge... en courant
Sans me blesser

François FOURCHET, Guillaume SERVANT
(Préface Julien Wanders)

Je bouge, collection de l’Institut des Sciences du Sport de l’Université de Lausanne (ISSUL)

Editions Planète Santé/ Médecine & Hygiène, 2020

ISBN: 978-2-88941-078-1

Je bouge... en courant - Sans me blesser

François FOURCHET, Guillaume SERVANT
(Préface Julien Wanders)

La course à pied est devenue depuis quelques années un sport de masse. Cela n’a pas toujours été le cas et, il y a encore quelques décennies, un coureur était un athlète, apprenait à courir comme on apprend à jouer au tennis et était un spécialiste de la course.

Les choses ont bien changé, ce qui est d’autant plus bénéfique que la pratique généralisée du jogging participe large-ment à la démocratisation de l’activité physique pour tous et à la diminution de la sédentarité.

Mais il y a un hic ! La course à pied pour tous ne signifie pas que nous sommes tous préparés, musclés ou programmés pour courir. Et souvent la blessure survient.

Cet ouvrage propose au lecteur-thérapeute-coureur quelques concepts et conseils qui lui permettront de courir avec plaisir et d’éviter certaines blessures.

Ce livre s’attache à guider les coureurs débutants ou amateurs éclairés à travers les méandres du monde de la course à pied. Le lecteur-coureur y découvrira, grâce notamment à l’échelle de Borg (qui permet de graduer la perception de l’effort lors de la course), comment débuter, progresser ou être performant à l’entraînement, en évitant les pépins physiques.

Courir est une activité instinctive, naturelle, mais courir sans se blesser nécessite de respecter certaines règles :

  • S’entraîner régulièrement toute l’année

  • Commencer progressivement et s’entraîner doucement, d’abord en distance, puis, plus tard, en vitesse

  • Alterner des entraînements durs et faciles

  • Se fixer des objectifs avec un minimum d’entraînement, ne pas trop en faire

  • Entraîner son mental

  • ...

Les auteurs invitent le lecteur à doser son effort et respecter une certaine progressivité afin de laisser le temps à l’organisme de se « transformer » et de supporter des sollicitations de plus en plus importantes.

Pour chaque niveau de performance, des exemples de pro-grammes d’entraînement structurés sur des micro ou macro-cycles sont également proposés.

Au chapitre 4, les éléments de technique de course sont abordés (« courir est naturel, mais faire de la course à pied s’apprend »). Puis dans le chapitre 5, les principes de la Préparation Physique Générale (PPG) sont présentés grâce à de nombreuses photographies qui illustrent les différents programmes d’exercices. La PPG permettra au coureur de développer des qualités indispensables à la course telles que la force musculaire, la détente, la coordination gestuelle, la vitesse et la souplesse avec comme support l’amélioration des échanges respiratoires et circulatoires. Une attention particulière est portée au renforcement des pieds avec la présentation du « gainage du pied », concept original constitué par un ensemble de techniques permettant d’améliorer la qualité des muscles intrinsèques du pied.

Eviter de se blesser en courant passe immanquablement par la récupération post entraînement / course. Les auteurs préconisent pour cela une récupération active et passive et, parmi ces dernières, les massages, l’électrostimulation, la cryothérapie (corps entier) ou la chaleur se trouvent en bonne place.

Le lecteur pourra également améliorer sa « culture » de la course à pied en lisant les chapitres concernant la chaussure et les différents types de blessures.

Les concepts sont expliqués en termes simples et accessibles à tous, afin de permettre à une majorité de pouvoir, au final, courir sans se blesser.

Un petit livre sympa qui trouvera sa place auprès des professionnels de santé et surtout dans le sac de sport des coureurs débutants ou chevronnés.

Les auteurs

François Fourchet . Ancien coureur français de haut niveau sur 800 mètres, il est physiothérapeute du sport et ostéopathe. François Fourchet est également titulaire d’un Doctorat en sciences du sport, Membre du comité exécutif de l’Inter-national Ankle Consortium et rédacteur associé de la revue Mains Libres. En tant que chercheur, il s’est largement impliqué dans la recherche clinique et a publié de nombreux articles scientifiques. Depuis août 2019, il est responsable du service de physiothérapie de l’Hôpital de la Tour à Meyrin/Genève.

Guillaume Servant. Physiothérapeute et ostéopathe, Guillaume Servant s’oriente dès 2003 dans la prise en charge des coureurs blessés, notamment au sein de la Fédération Française d’Athlétisme. Entre 2006 et 2012, il s’est occupé de rugbymen au sein de plusieurs clubs professionnels français. Dès 2012, Guillaume Servant revient auprès des coureurs à pied dans les disciplines du trail running et de la course de montagne. En 2017, il rejoint François Fourchet au sein du service de physiothérapie de l’Hôpital de la Tour à Meyrin/Genève

Douleurs neuropathiques. Evaluation clinique et rééducation sensitive

Claude SPICHER, Ombelline BARQUET, Isabelle QUINTAL, Marion VITTAZ et Sibele DE ANDRADE MELO KNAUT

Editions Sauramps Médical, 2020

ISBN: 979 10 303 0245 5 (4e édition)

Douleurs neuropathiques. Evaluation clinique et rééducation sensitive

Claude SPICHER, Ombelline BARQUET, Isabelle QUINTAL, Marion VITTAZ et Sibele DE ANDRADE MELO KNAUT

Cet ouvrage collectif dirigé par Claude Spicher décrit et développe la rééducation sensitive des douleurs neuropathiques qui concerne le plus grand organe du corps humain, la peau. La rééducation sensitive est un traitement physique qui a pour objectif de soigner les troubles somesthésiques, afin de diminuer les douleurs neuropathiques spontanées, les névralgies et/ou provoquées, les allodynies. Ces douleurs se manifestent essentiellement par des engourdissements ou hypersensibilités au toucher, provoquées notamment par des traumatismes. Elles peuvent générer des symptômes tels que des sensations de brûlure « comme un coup de soleil » ou comme « un feu à l’intérieur », des douleurs à caractère électrique de type « irradiation » ou « élancements », des fourmillements.

Cette approche rééducative est basée sur la neuroplasticité adaptative du système nerveux somatosensible et sur le renversement de certains mécanismes de sensibilisation, qui permettent de diminuer les douleurs, même plus de vingt mois après leur apparition.

Ce livre aborde les dimensions thérapeutiques, médicales et neurophysiologiques. Il traite de plusieurs entités interconnectées telles que les névralgies, les altérations de la sensibilité cutanée, la rééducation sensitive, les mécanismes neurophysiologiques, les résultats thérapeutiques et les techniques incluses dans la méthode de rééducation sensitive pour l’ensemble des domaines cutanés.

L’ouvrage est largement basé sur la pratique et l’une de ses originalités repose sur une tentative de synthèse de nombreuses publications et sur l’apport de quelques «touches personnelles» comme la contre-stimulation vibrotactile à distance par exemple.

La première partie de ce livre aborde les différents types de sensibilité, l’étude des territoires cutanés, l’évaluation au travers d’un bilan diagnostique novateur des lésions axonales A delta et la rééducation. Le lecteur découvrira des outils qui permettent de mesurer la récupération de la sensibilité tactile de manière valide, fidèle et sensible. La deuxième partie présente les complications douloureuses : l’allodynie mécanique, les névralgies et le syndrome douloureux régional complexe. Le questionnaire de la douleur St-Antoine et les autres versions du McGill Pain Questionnaire sont présentés, ainsi que l’apport des neurosciences dans la compréhension des mécanismes de la sensibilisation rencontrés dans l’allodynie mécanique.

L’objectif principal de cet ouvrage est de servir d’interface entre la rééducation, la réadaptation, la médecine, les neurosciences fondamentales et les sciences sociales. Il touche aussi bien à la chirurgie, la rhumatologie, la neurologie qu’à la médecine dentaire.

Bien qu’il soit rédigé comme un outil destiné à la pratique quotidienne des rééducateurs sensitifs de la douleur, ce livre intéressera également les autres rééducateurs, les médecins de toutes spécialités, ainsi qu’aux patients qui cherchent désespérément une solution à leurs douleurs.

Depuis 2001, la méthode de rééducation sensitive des douleurs neuropathiques a été enseignée, en formation continue, à 1318 cliniciens de 42 pays d’origine différente qui sont organisés en une communauté de pratique : le Réseau de Rééducation Sensitive de la Douleur (RRSD) – www.neuropain.ch/fr. Il décerne le titre de Rééducatrice/eur Sensitive de la Douleur Certifié (RSCD®).

Les auteurs

Claude Spicher a fondé le Centre de rééducation sensitive du corps humain en 2004 à Fribourg (Suisse) et l’e-journal offi-ciel du RRSD. Il est collaborateur scientifique du Département des neurosciences de la faculté de médecine de l’Université de Fribourg. Il a publié de nombreux articles et ouvrages.

Ombeline Barquet, diplômée RRSD, travaille au Centre Hospitalier rhumatologique d’Uriage (Isère, France) où elle a développé cette méthode avec succès.

Isabelle Quintal est ergothérapeute graduée de l’Université de Montréal et RSDC. Elle enseigne la méthode en Europe et en Amérique du Nord et est également co-auteur de : Atlas des territoires cutanés pour le diagnostic des douleurs neu-ropathiques (3e édition).

Marion Vittaz a obtenu un diplôme d’ état à l’Institut de Formation en Ergothérapie de Montpellier et diplômée RSDC®lorsqu’elle travaillait au Centre de rééducation sensi-tive du corps humain à Fribourg.

Sibele de Andrade Melo Knaut est physiothérapeute graduée de l’Université Tuiti do Paraná (Brésil), MSc et PhD en sciences biomédicales, option réadaptation à l’Université de Montréal.

COVID-19, le regard des sciences sociales

Sous la direction de Fiorenza GAMBA, Marco NARDONE, Toni RICCIARDI et Sandro CATTACIN

Editions Seismo, Sciences sociales et questions de société SA, Genève et Zurich, 2020

ISBN 978-2-88351-098-2.

Cet ouvrage est également accessible en pdf en open access sur https://www.seismoverlag.ch/fr/daten/covid-19


COVID-19, le regard des sciences sociales

Sous la direction de Fiorenza GAMBA, Marco NARDONE, Toni RICCIARDI et Sandro CATTACIN

A travers cet ouvrage collectif, vingt-sept chercheurs en sciences sociales décrypte comment les individus, les organisations et les communautés font face, souffrent et réagissent à la pandémie de la COVID-19.

Dans la société d’après-guerre, ces chercheurs notent qu’on se berçait d’illusion en imaginant que plus rien ne pouvait nous arriver. Pourtant, les progrès technologiques, l’exploitation de la nature, la logique politique sans vision sur le long terme, mais rythmée par les élections ont fait apparaître de nouveaux risques. Notamment des risques d’épidémies et des risques écologiques.

Ainsi, l’Etat social n’est plus en mesure d’assurer et de rassurer les populations et depuis la deuxième moitié du vingtième siècle notre société s’est transformée en société des risques et parmi ces derniers, les risques épidémiologiques deviennent une constante majeure et récurrente. Le système de contrôle par l’Etat social des risques épidémiologiques à la suite de la grippe espagnole qui fit entre 50 et 100 millions de morts entre 1918 et 1919 n’a pas suffi et la panique générée par le virus d’Ebola, le SRAS, le VIH et maintenant la COVID-19 montre combien il est difficile de contrôler un monde globalisé, sans frontière. Même si, au niveau d’un pays, nous sommes prêts à combattre une épidémie, la mobilité internationale de la main d’œuvre et le tourisme de masse nous empêcheront d’assurer la sécurité des populations.

Pour les auteurs, il devient donc indispensable de renforcer les pouvoirs d’action des organismes supranationaux. Ils identifient également un autre élément important : la gestion des craintes. Rassurer n’a pas de sens dans une société du risque. Nous avons besoin d’une information régulière et transparente qui implique le public, appelé lui-même à com-prendre et à collaborer. Finalement, vivre dans une société à risques multiples exige de nous libérer de l’attente que l’Etat ou la médecine trouvent les solutions à nos problèmes. Il s’agit d’adopter une attitude réflexive à l’égard de nos com-portements, non seulement pour nous sauvegarder, mais aussi pour sauvegarder notre entourage, notre environne-ment, notre humanité. Malgré le contexte d’incertitudes qui nous entourent, les auteurs de ce livre nous exhortent donc à (ré)apprendre et à nous habituer à vivre ensemble.

Pourtant, même si le changement est dans l’ordre des choses, l’expérience de la pandémie de la COVID-19 nous ramène à une réalité brutale : nous n’aimons pas le changement et nous apprenons aujourd’hui au prix élevé ce qui demain sera vécu comme un comportement habituel face aux défis épidémiologique qui nous attendent immanquablement.

Ce livre rappelle que les sciences de la vie réagissent à des défis sanitaires alors que les sciences sociales et humaines les observent, les expliquent et donnent du sens à ce que nous vivons. Il est une démonstration partielle et certainement inachevée du rôle des sciences sociales et humaines de produire des pistes, des boussoles lors de ces périodes d’incertitudes.

Ce livre, sous la direction des 4 auteurs principaux, se compose de cinq parties. Chaque partie recueille plusieurs contributions abordant une thématique spécifique.

La première partie, intitulée « Dynamiques des sociétés », cherche à saisir l’actuelle crise sanitaire à travers le prisme de l’histoire globale.

« Appartenance » est l’intitulé de la 2e partie qui examine les rituels qui surgissent lors de ce type d’événement exceptionnel, des applaudissements aux balcons et des apéros en lignes, jusqu’aux funérailles.

La 3e partie, « Vulnérabilités » discute des effets de la COVID-19 sur les positionnements sociaux et les dynamiques de stigmatisation.

La 4e partie, « Gérer la santé », s’intéresse à la gestion mondiale de la crise sanitaire, notamment aux rapports de pou-voir dans lesquels sont impliqués les différents acteurs.

En guise de conclusion, la 5e partie développe une réflexion plus ample sur la place des sciences sociales dans le cadre de la pandémie que nous vivons.

Finalement, grâce à cette pandémie, ce livre nous rappelle et nous fait comprendre que nous vivons dans un monde complexe, mais surtout fragile et que l’on peut faire face à cette complexité et cette fragilité par le biais de la contribution d’une pluralité des connaissances scientifiques

Les auteurs avertissent pourtant le lecteur que, dans ce travail collectif et interdisciplinaire, il lui sera plus facile de trouver des questions que des réponses ou autrement dit, qu’il lui sera plus difficile de trouver des solutions, mais il aura davantage d’outils interprétatifs pour les résoudre.

Les auteurs

Fiorenza Gamba est professeure de sociologie des pratiques culturelles et de la communication à l’Université de Sassari et chercheuse à l’Institut de recherche sociologique de l’Uni-versité de Genève.

Marco Nardone est chercheur en histoire sociale et socio-logie à l’Université de Genève.

Toni Ricciardi est historien des migrations et chercheur à l’Institut de recherche sociologique de l’Université de Genève.

Sandro Cattacin est professeur de sociologie à l’Université de Genève spécialisé dans les domaines de la santé, de la migration et de la ville.

Les contributeurs : contributions de Thomas Abel, Antonio Abellan Garcia, Mathilde Bourrier, Jean-Michel Bonvin, Claudine Burton-Jeangros, Sandro Cattacin, Nicola Cianferoni, Ruxandra Oana Ciobanu, Bernard Debarbieux, Vera de Bel, Maxime Felder, Fiorenza Gamba, Olga Ganjour, Myriam Girardin, Marco Nardone, Michel Oris, Loïc Pignolo, Rogelio Pujol Rodriguez, Diego Ramiro Farinas, Toni Ricciardi, Emilie Rosenstein, Marlyne Sahakian, Sébastien Salerno, Daniel Stoecklin, Philippe Wanner, Eric D. Widmer, Marie-Eve Zuffere